Mis à jour le 8 octobre 2026. Contenu éducatif indépendant : RéussirPermis.be n’est pas une auto-école agréée.
L’essentiel : en Belgique, conduire dans un état analogue à l’ivresse est interdit, y compris lorsque cet état vient de médicaments. Il n’existe pas de seuil chiffré comme pour l’alcool : ce qui compte, c’est l’effet sur votre capacité de conduire. Lisez la notice, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien et ne prenez pas le volant si vous êtes somnolent ou si votre vigilance baisse. Les règles sont fédérales : elles valent à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre.
Que dit la loi ?
Selon l’Agence wallonne pour la Sécurité routière (AWSR), l’article 35 du Code de la route interdit de conduire dans un état analogue à l’ivresse affectant les capacités de conduite, y compris à la suite de la prise de médicaments ou de drogue. Les sanctions prévues pour ce type d’infraction sont une amende pénale de 1 600 à 16 000 € et le retrait immédiat du permis. L’institut Vias précise, dans une publication de 2019, qu’une déchéance du droit de conduire (de 1 mois à 5 ans, voire définitive) est possible et qu’il n’existe pas de « médicatest » comparable à l’alcootest.
Quels médicaments sont concernés ?
| Catégorie citée | Effets possibles sur la conduite |
|---|---|
| Anxiolytiques, hypnotiques et sédatifs (benzodiazépines, Z-drugs) | Somnolence, baisse des réflexes, perte de vigilance |
| Antidépresseurs, antipsychotiques, antiépileptiques | Troubles de la coordination, vertiges, difficulté à évaluer le danger |
| Antihistaminiques, antitussifs à base de codéine, antalgiques morphiniques | Somnolence, ralentissement |
| Certains collyres | Troubles de la vue |
Les médicaments en vente libre peuvent aussi altérer la conduite. Le risque dépend de la substance, de la dose, du moment de la prise et de la personne. Selon l’AWSR, le risque est accru d’environ 2 à 10 fois avec certains psychotropes, et il augmente fortement quand plusieurs produits sont combinés ou quand on y ajoute de l’alcool.
Erreurs fréquentes
- Penser qu’un médicament en vente libre est toujours sans effet sur la conduite.
- Croire qu’il faut atteindre un seuil mesuré : c’est l’état du conducteur qui compte.
- Prendre un verre d’alcool avec un traitement : les effets s’additionnent.
- Modifier ou arrêter seul son traitement pour pouvoir conduire : demandez plutôt conseil à un professionnel de santé.
- Confondre ces règles avec celles des seuils d’alcool, qui sont chiffrés (voir alcool au volant).
Les bons réflexes
- Lire la notice, en particulier les contre-indications liées à la conduite.
- Prévenir son médecin ou son pharmacien que l’on conduit.
- Respecter doses et horaires prescrits.
- Arrêter de conduire en cas de somnolence, de vertiges ou de troubles de la vue.
Mini-quiz
1. Faut-il un seuil mesuré pour être en infraction sous médicaments ?
Non : l’infraction vise l’état analogue à l’ivresse affectant la conduite, quelle qu’en soit la cause.
2. Un médicament en vente libre peut-il altérer la conduite ?
Oui, par exemple certains antihistaminiques ou sirops à la codéine.
3. Alcool et médicaments : les effets s’additionnent-ils ?
Oui, le risque augmente fortement.
4. Vous êtes somnolent après une prise : que faire ?
Ne pas conduire et demander conseil à un professionnel de santé.
5. La règle diffère-t-elle selon la région ?
Non, c’est une règle fédérale.
Questions fréquentes
Peut-on conduire sous médicaments en Belgique ?
Oui tant que votre capacité de conduire n’est pas affectée. Si le médicament vous rend somnolent ou diminue votre vigilance, il ne faut pas conduire.
Existe-t-il un seuil comme pour l’alcool ?
Pas de seuil chiffré publié par l’AWSR pour les médicaments : l’infraction vise l’état analogue à l’ivresse.
Quelles sanctions ?
Selon l’AWSR : amende pénale de 1 600 à 16 000 € et retrait immédiat du permis ; Vias mentionne en outre une déchéance possible de 1 mois à 5 ans.
Les médicaments sans ordonnance sont-ils concernés ?
Oui, l’AWSR précise que les médicaments en vente libre peuvent aussi affecter la conduite.
Que faire en cas de traitement long ?
Parlez-en à votre médecin ou pharmacien et ne modifiez pas votre traitement seul.
Les règles changent-elles selon la région ?
Non, elles sont fédérales : Bruxelles, Wallonie et Flandre appliquent le même Code de la route.
Sources
- AWSR, « Médicaments et sécurité routière », consulté le 8 octobre 2026 (page non datée) : awsr.be/securite-routiere/medicaments/
- Institut Vias, communiqué du 29 janvier 2019 sur les pictogrammes de médicaments (données anciennes).
Limites : le texte intégral de l’article 35 n’a pas été consulté ; les montants d’amende sont ceux cités par l’AWSR et peuvent évoluer. Les chiffres de risque varient selon les sources (l’AWSR donne des multiplicateurs différents pour l’alcool combiné) : ils ne sont pas repris ici. Voir aussi premiers secours et somnolence et fatigue au volant ; drogues au volant.